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Le temps de l’insouciance

12 épisodes de 24 minutes

ANNÉE DE PRODUCTION : 2013
STUDIO : SILVER LINK
GENRES : Tranche de vie, Comédie

Suivez le quotidien de Renge-chon, Nattsun et Komari-chan, trois filles de la campagne et la nouvelle arrivante tout droit de Tokyo, Hotarun, au rythme des saisons qui battent la campagne japonaise où résonnent les rires, les disputes et parfois les larmes de ces quatres jeunes filles encore en pleine enfance; le temps de l’insouciance.
Dans un décor où règne pourtant le calme, leur quotidien mouvementé ne manquera jamais de vous faire sourire en passant un agréable moment… et même vous arracher d’innombrables fous rires.

Licencié par Crunchyroll dans les pays suivants :  USA, Mexique, Espagne, France, Brésil, Afrique du sud, Italie et Allemagne. (Téléchargement sur notre site bloqué pour ces pays).

3 commentaires »

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Commentaires

  1. Merci pour le travail sur cette série ^^

  2. Bonjour !

    Ayant lu quelques avis positifs sur la série Non Non Biyori, j’ai décidé d’aller voir de quoi il retournait. J’ai trouvé 2 groupes le traduisant en français, Asobu et MO-Fansub. Comme Ji-hi semble en sommeil, j’ai décidé de faire ma propre comparaison du premier épisode. Je vous la livre, en espérant que ce soit utile à la fois aux groupes et aux spectateur/ices. J’ai posté ce message sur les sites des deux groupes.

    – À traduction similaire, je préfère les formulations d’Asobu, qui me paraissent en général plus naturelles, plus pertinentes et plus compactes que celles de MO-F.
    Ex :
    « C’est un endroit calme et tranquille. » vs
    « C’est un endroit tranquille où il fait calme. »
    Ou alors :
    « Comme je suis encore en CP, je trouve ça assez amusant. » vs
    « Moi j’suis encore une pétulante première / année pleine d’espoirs alors j’aime bien. »
    Toutefois c’est loin d’être systématique, les traductions de MO-F sont parfois mieux formulées que chez Asobu (« interro » vs « test » etc.)

    – Il est dommage que les deux groupes laissent de nombreux termes non traduits, en particulier les diminutifs des personnages. Chez Asobu ça entraîne une prolifération de notes à l’écran dont on pourrait se passer.

    – Pas de karaoke chez MO-F ce qui est une bonne nouvelle, par contre une petite traduction des paroles n’aurait pas été malvenue, au moins sur l’épisode 1.

    – Police sobre et lisible chez Asobu, et ridicule chez MO-F (ben oui désolé, les gamins sont dans l’animé, pas devant l’écran) mais au moins on peut passer en SRT.

    Remarques en vrac sur des passages spécifiques (je n’ai pas tout relevé) :

    – 05:21 : MO-F : attention confusion prêle et frêle…
    – 06:07 : La description faite n’est pas claire chez Asobu, en particulier le fait que ça parle de radio. Tout le monde ne sait pas qu’autrefois il existait au Japon des émissions radio de gym qui avaient une certaine popularité (on voit ça dans Souvenirs goutte à goutte par exemple). MO-F a simplifié et on comprend tout de suite mieux la situation.
    – 06:53 : « classe […] différente » vs « ambiance », ça a plus de sens chez Asobu, et la suite rend les choses évidentes.
    – 07:42 : MO-F parle de kanji et Asobu de nom (celui de la nouvelle). La gamine ne précise pas de quoi elle parle (plus littéralement « Je n’ai jamais vu ça ») mais il est évident qu’il s’agit d’un nouveau kanji pour elle, elle n’est qu’en CP.
    – 07:46 : « Cinquième » vs « CM2 ». Hum… Bon, on voit par la suite que MO-F a adopté pour les années scolaires une numérotation… américaine, ce n’est pas très intuitif. Pratique peut-être à rapprocher des « tangeriniers » qu’on voit par la suite.
    – 13:10 : Asobu : « Du bétail » est beaucoup trop vague par rapport au terme employé. C’est spécifiquement des bovins, « Des vaches » conviendrait ici très bien.
    – 15:22 : Asobu : vous avez manifestement 5 km/h en trop pour je ne sais quelle raison, et il aurait fallu dire que la distance était parcourue en une heure.

    Point de vue vidéo/enco :

    – La vidéo d’Asobu est très aliasée et saccade beaucoup, ce qui m’a donné la nausée à certains endroits (faut le faire !)

    – Ces problèmes n’existent pas chez MO-F, en revanche le logo de la chaîne n’a pas été retiré.

    Voilà, en espérant que ce soit constructif, et merci aux deux groupes pour leur traduction.

  3. Bonsoir et, tout d’abord, un énorme merci pour l’immense intérêt que tu portes à, en premier lieu cette superbe série, et, ensuite au travail et l’implication de ceux la sous-titrant. Les gens passent en général à côté de ces « détails » (dont dépend pourtant 100% la façon d’expérimenter et vivre ces histoires, ces personnages, ces situations, bref, la série toute entière) auxquels je porte tout mon intérêt et qui constituent la passion qui m’anime en traduisant puis sous-titrant.
    Je m’excuse par ailleurs d’avance pour le pavé que tu vas devoir te farcir ^^’

    Tout d’abord je dois préciser que j’ai connu cette série en volumes reliés sortis en français aux éditions Clair de Lune (4 tomes). Je connaissais donc déjà bien les personnages, leurs relations entre eux, leurs idées, leurs traits de caractère, leurs points de vue… Je me suis donc lancé dans l’aventure en me permettant, dès le premier épisode, des « personnalisations » des répliques des personnages. C’était aussi une expérience excitante que de « mesurer » mon travail de traduction à celui d’un professionnel et, même s’ils n’ont pas quitté mon chevet lors de mon travail, je ne m’en suis servis qu’extrêmement rarement à titre de référence pour certains termes délicats tels « calisthenics » (en plus de recherches sur internet). Excepté pour le jeux de mots de Renge « C’est pour nous que les carottes sont cuites. » qui était simplement parfait et dont je ne pouvais trouver ne serait-ce qu’un équivalent moi-même, avouons-le-nous.

    — Comme tu l’as si bien fait, tu as pointé une « formulation plus naturelle », ce qui rejoint les « personnalisations » dont je parlais plus haut qui rejoignent très justement « la pétulante première année pleine d’espoirs » où des libertés ont plus que visiblement été prises.
    Ma ligne de conduite et d’exigence en matière de traduction étant ce qu’elle a toujours été : il ne faut pas traduire d’un(e) mot/phrase à un(e) autre, mais d’une langue à une autre. La réplique doit sonner comme si elle sortait naturellement de la bouche d’un francophone natif sans être influencée par la syntaxe ou la formulation anglaise comme japonaise. La réplique doit correspondre à ce qu’un francophone dirait à ce moment exact en réponse, en fonction de la personnalité du personnage, de ses manies et tout ce qu’on sait de lui, mais aussi prendre en compte la situation dans laquelle les personnages se trouvent. Je ne dis absolument pas de négliger complètement le texte et sa formulation originale, bien sûr.
    Je suis belge et, connaissant les belgicismes et nos particularités expressives et syntaxiques, je les limite au maximum lorsqu’ils ne sont pas nécessaires, les relâchant parfois dans certaines situations plus « tendues » où, par exemple, des personnages se disputent entre eux et ne mâchent ni leurs mots ni leurs idées. Non Non Biyori étant un anime se passant dans le cadre de la campagne et nous présentant des natifs de cet environnement, j’ai décidé de me laisser complètement aller pour leurs dialogues et leurs expressions, les rendant ainsi vivants, humains, exacts et correspondant le plus possible à ce qu’on est en droit de s’attendre de la part de campagnards, non dans le sens vulgaire. Beaucoup de mots raccourcis à grands coups d’apostrophes (n’étant très souvent là que dans ce seul but de fidélité puisqu’ils ne font parfois que remplacer une lettre, comme dans « maint’nant » par exemple), des expressions et termes propres à un milieu plus rural et chaleureux (« Allez, asseyez-vous. » « Oui, hein. » « On va doucement rentrer. » « Genre j’vais l’faire ! »). Hotaru, à l’opposé, vient tout droit de Tokyo, « La grande ville, c’est quelque chose ! » et parle, elle, un français citadin plus propre et maniéré « Que veux-tu faire ? » au lieu d’un « Tu veux faire quoi ? », j’en passe et d’autres que tu auras remarqués. En évitant scrupuleusement d’aller dans l’exagération. De cette même façon, pour respecter et mettre en valeur les personnalités et offrir une meilleure immersion possible, Renge, comme tous les personnages, a eu droit à sa petite personnalisation. Renge est une petite fille extrêmement intelligente, très sensible, énergique, avec la fantaisie d’une enfant de son âge mais sachant faire preuve du terre-à-terre comme du sarcasme d’un adulte. Étant, évidemment, la mascotte de la série. On peut tout à fait s’attendre à ce qu’elle s’emballe en faisant une course de petits planeurs comme s’il n’y avait pas de lendemains pour la seconde d’après répliquer un « Tu prends ça trop au sérieux … tu joues contre une petite de première. ». Utiliser des mots ou des expressions auxquelles on ne s’attend pas normalement d’une enfant de son âge sont sa marque de fabrique et, justement, ce qu’on s’attend à entendre d’elle. Quel enfant trouverait « excitant » de voir quelque chose d’inattendu dans le dos d’un présentateur ou irait chanter une comptine sur « Un médecin de pacotille au bord du désespoir errant dans une bambouseraie » ? Elle a ainsi eu droit de ma part à un petit traitement de faveur et un peu plus de surprise, de simplicité enfantine et de facétie dans ses répliques, que je jugeait lui mériter et convenir plus qu’adéquatement. Que celui qui trouve que « Moi j’suis encore une pétulante première année pleine d’espoirs alors j’aime bien. » ne lui corresponde pas me jette la première pierre !
    Je n’inclus pas dans tout ça les « bêtes ‘erreurs’ à éviter » comme remplacer le « test » anglais par « interro » ou encore changer la place du sujet dans la phrase « Nattsun, are you ok? » -> « Tu n’as rien, Nattsun ? » ou simplement le supprimer car il est très souvent redondant, les considérant obligatoires pour toute bonne traduction et interprétation.
    Et c’est justement là l’important, l’interprétation. Évidemment, il faut respecter les répliques originales, savoir distinguer les tons employés, les subtilités, les termes et thèmes principaux utilisés. Mais une véritable traduction ne s’arrête pas là, ce n’est pas une mauvaise chose de chercher l’exactitude ou la fidélité, mais ce n’est pas là un véritable travail d’interprétation. Garder l’essence de l’original et la présenter en français, en prenant en compte l’esprit de la série, la personnalité du personnage, la situation dans laquelle cela se passe, le scénario, les relations entre les individus et toutes ces choses qui constituent l’ambiance, la personnalité, les sentiments exprimés, le cœur de la série, des personnages… La langue française nous offre assez d’outils et de possibilités que pour arriver à ce niveau d’interprétation. Qui n’est souvent pas aussi subtil et nécessaire, oui, mais est, je me répète, ce que je considère être la ligne conductrice principale du travail d’un traducteur/interprète.

    — Concernant le côté « compact », cela rejoint l’interprétation et la possibilité de ne pas être scrupuleusement fidèle à la réplique écrite d’origine. Nous avons justement la chance de ne pas être limité par les contraintes du sous-titrage professionnel, tel nombre de caractères maximum par ligne et par période de temps, tel taille horizontale maximale d’une ligne de caractères, etc…
    Outre le fait de ne pas lécher les bords de l’écran avec des lignes trop grandes (ce que j’avais, il y a encore peu, beaucoup tendance à faire, mais j’me soigne), ma seule contrainte à ce sujet est que la réplique doit être aisément lisible et compréhensible dans le laps de temps donné pour effectivement la lire. La petite perte de ce côté « compact » est considérée pour améliorer l’expression de la traduction.

    — Pour les termes non-traduits.
    Les « -chan » « -chon » « -san » et « Senpai » mis à part pour la simple et bonne raison qu’encore une fois, nous sommes dans du sous-titrage amateur, suivi par, donc, des amateurs connaissant ces bases. Et même malgré cela, qui à notre époque n’a jamais entendu « -chan », « -san » ou « senpai » de sa vie ?
    Pour les véritables termes non-traduits :
    Non Non Biyori est, tout autant qu’une comédie type tranche de vie, une visite guidée et une immersion complète à la découverte de la campagne japonaise. J’ai dans ce but laissé les termes comme « dagashiya » (remarque que j’ai quand même traduit le « convini » en « supérette », ce qui prouve bien que ces termes sont volontairement laissés pour la campagne uniquement) en japonais pour donner, même si ce n’est que par les sous-titres, ce sentiment de découverte de quelque chose de nouveau, de propre au paysage de la campagne japonaise. Mais sans pour autant laisser les spectateurs complètement au dépourvu. Les premières fois que le dagashiya est énoncé, j’ai toujours donné, une ou deux phrases plus loin, une définition ou interprétation aidant à la pleine compréhension du terme. « … et un {\i1}dagashiya{\i0} pour les bonbons. » (italique pour la première apparition d’un terme étranger dans sa version originale), et « Y a aussi des magazines au dagashiya. » On comprend très vite avec ces deux phrases et par ce procédé que le dagashiya est essentiellement un magasin de bonbons, mais propose aussi d’autres biens de la vie de tous les jours, comme des magazines et, on l’apprendra plus tard, des locations de skis, matelas, commandes par courrier spécialisées… En remplaçant purement et simplement « dagashiya » par « magasin de bonbons », il ne devient plus qu’un simple endroit où acheter des friandises comme on en voit dans toutes les villes. Les dagashiyas sont au Japon une véritable institution spécialisée comme le sont les maraichers, les boulangers, les bouchers, etc… Découvrir pleinement ce terme, ce magasin typique, son apparence et tout ce qu’il a a offrir fait partie des découvertes et du voyage que nous fait faire Non Non Biyori dans la campagne japonaise et était donc pour moi un élément à ne surtout pas négliger, aussi important à la série que son côté comédie. Le prouve d’ailleurs les divers et magnifiques clichés auxquels on a droit à la fin de chaque épisode.
    À noter par contre que je n’ai pas appliqué cela à certains termes pour lesquels cette petite pirouette explicative ne pouvait être faite, comme le « chikuwa », le bâtonnet de poisson volé par le chat et qui faisait d’ailleurs partie d’un jeu de mots avec le poisson dont Natsumi et Komari profitent au souper « Heureusement qu’le chat a pris un bâtonnet au lieu de ce poisson-là ! », dont il était impossible de préciser que les chikuawa sont des sortes de bâtonnets de poisson sans paraître non-naturel et redondant.
    « J’me souviens ! Il avait aussi un chikuwa, un bâtonnet d’poisson, dans sa gueule ! » ne passe absolument pas, alors qu’au contraire, le dialogue entre Komari et Hotaru :
    « – J’aimerais bien voir ce fameux dagashiya.
    – T’as fait tout ce chemin depuis Tokyo juste pour un magasin de bonbons ?! »
    lui, passe comme un charme et plus que naturellement.
    Le shiritori (qui, inexplicable à l’écran sans coller d’énormes notes que nous avons bannies de nos sous-titres depuis longtemps, n’a de toute façon pas d’équivalent français et est majoritairement connu par chez nous depuis l’extension de la culture manga/anime), les pousses de tara, etc… sont autant de choses qui, dans le pire des cas où elles ne seraient pas comprises ou par pure curiosité, sont facilement trouvables en un clic.
    Je tiens d’ailleurs à préciser que de longues et précises recherches ont été faites quant aux différentes plantes, et pour tous les termes spécifiques (« calisthenics », comment l’écrire, « des calisthenics » ? « de la calisthenic » ? « calisthénique » ?, existe-t-il un équivalent français, puis-je simplement le remplacer par « des exercices à la radio »). La différence prêle/frêle dans le premier épisode n’est qu’une simple faute de frappe et d’inattention de ma part, compréhensible vu la ressemblance, mais qui sera évidemment corrigée pour les versions Blu-Ray.

    — Pour les karaokés et la traduction de l’opening/ending. Nous avons abandonné les karaokés d’openings/endings depuis un bon moment, et, n’étant pas un expert en édition poussée, je ne les faits pas à moins d’être réellement inspiré. L’ending sera par contre traduit, comme tout insert song, d’ailleurs, pour le dernier épisode où il a énormément d’importance pour les crédits finaux, en plus d’être une chanson particulièrement réussie et correspondant magnifiquement à l’esprit de la série ^^
    Ce manque de talent en édition poussée (j’ai d’ailleurs passé une petite demi-heure sur le net à chercher comment faire l’effet de rotation du « C’est tout pour aujourd’hui ») est d’ailleurs la raison principale de ma logique, « si tu veux le faire de façon spéciale, fais-le bien à 100% de tes capacités quelque soit le temps et les efforts qu’il faudra », « si c’est pour ne pas le faire à 100%, faire au plus sobre, discret et efficace » qui me mène parfois à ne simplement pas faire apparaître à l’écran ce qui n’est pas absolument nécessaire pour la compréhension d’une situation, d’une blague, etc…

    — Pour l’édition de la police, c’est malheureusement une question de goûts et de couleurs ! Je fais toujours de mon mieux pour rendre le style par défaut le plus lisible et efficace possible, tout en le faisant coller à l’ambiance et l’esprit de la série, ou en tout cas ce que je considère comme ne jurant pas avec. Le bleu est la couleur la plus classique utilisée et celui-ci est tout à fait lisible sans se fondre dans les décors, la police étant, de très loin infantile à mon goût, tout aussi lisible avec un côté arrondi, simple mais dans son genre que je trouvais adéquat. J’ai par ailleurs eu de bons retours sur ce style par défaut que j’ai évidemment soumis à des amis qui m’avaient pourtant dit ne pas aimer tant que ça la façon dont je l’avais utilisé pour Lucky Star. Notre style par défaut étant en majorité Berlin Sans FB (parfois Demi), mais dépendant de ma vision personnelle de la série. De toute façon, nous sortons aussi nos épisodes en format .mkv pour que vous puissiez faire vous-même ce genre de petites modifications à votre guise pour obtenir l’épisode qui vous conviendra le mieux, et si vous êtes fainéants, il vous reste justement les sous-titres au format .srt inclus (mais sans aucun effet quel qu’il soit, puisque là pour ceux désirant regarder les épisodes sur un lecteur de salon qui généralement ne reconnait pas les .ass).

    — Différence entre « classe » et « ambiance ». J’ai même hésité pour « atmosphère » au moment de faire cet épisode, et je comprends qu’on puisse dire que « La classe est pas la même qu’hier. » Mais il y a un petit quelque chose en plus (ici le bureau d’Hotaru), ce petit truc perturbant qui fait que l’ambiance, l’atmosphère de la classe qu’on connaît est subtilement différent. Des choses changent dans une classe, les bancs sont posés différemment, il y a des posters en plus ou en moins, un nouveau tableau, des petits changements qu’on « sent » et qui rendent l’atmosphère, l’ambiance un peu agitée car changée. Il y a un truc, quelque chose s’est passé ou va se passer, c’est quoi ? Pourquoi ? « Y a pas la même ambiance. » Un nouvel élève arrive ! C’est une explication très détaillée pour simplement se rapporter au fait que c’est l’interprétation que j’ai choisie et jugée assez pertinente pour être utilisée. J’aurais tout aussi pu mettre « La classe est différente. » mais c’est ça que j’ai choisi. Le sens est absolument le même, rien n’est perdu entre les deux. Le premier, « la classe est différente », est simplement « physique » alors que le second, « y a pas la même ambiance », « ressenti ».

    — Entre le nom et le kanji.
    Bien vu, Renge dit purement et simplement « J’ai jamais vu ça. » Mais ça quoi ?
    Ça ne paraîtrait pas assez « étrange » pour mériter d’être dit par Renge que « Je n’ai jamais vu ce nom avant », puisque c’est un nom de famille, c’est donc tout à fait logique et attendu qu’elle ne l’ait jamais vu. Ce serait même bizarre de le préciser comme cela est justement fait.
    On sait que les kanjis sont les mots japonais, que chacun d’entre eux à un sens et que, mis côte-à-côte, ils peuvent en prendre de nouveau(x). Les noms de famille (et aussi généralement les prénoms, mais on parle ici de nom de famille) sont composés de kanjis et cet ensemble de kanjis n’a pour seule signification que la prononciation de ce nom. Ils, par contre, lorsqu’on les prend séparément, existent par eux-mêmes et ont leur propre sens dans la langue japonaise.
    Ichijou Hotaru
    一条 蛍
    La signification de chaque kanji prit séparément est
    Premier Article Luciole
    (comme dans « article de journal », peut aussi signifier « ligne de texte », « paragraphe », …)
    Hotaru ne s’appelle pas vraiment « Mademoiselle Premier Article Luciole » en japonais, mais bien « Mademoiselle Ichijou Hotaru ». Mais les mots/kanjis servant à le prononcer sont bien « Premier », « Article » et « Luciole ». Il serait plus qu’étrange que Renge précise à voix haute qu’elle n’a jamais vu ce nom, « Ichijou Hotaru », mais il est logique qu’elle annonce ne pas connaître un des trois kanjis le composant, ici plus qu’évidemment « 条 article », puisqu’à son âge elle doit savoir compter jusqu’à « 一 un » et savoir ce qu’est une « 蛍 luciole ».

    — Concernant les classes, CM2, Cinquième, etc…
    J’ai depuis longtemps abandonné l’idée d’arriver à trouver les correspondances et équivalents entre les systèmes scolaires belge, français, américain et japonais. M’étant arraché quelques bons kilos de cheveux à l’époque de Mitsudomoe là-dessus. J’ai décidé d’opter pour le système américain des vosta. Tout le monde sait compter dans l’ordre, 1 vient avant 5 qui est plus petit que 7, 8 c’est le plus vieux et 9 les encore plus vieux… et s’y retrouver plus que logiquement. En Belgique on compte 3 maternelles, puis 6 primaires et 6 rénovés, en france y a le collège et le lycée, ailleurs on se perd avec des Cours Préparatoires et Cours Elementaires, des « CM », en Amérique c’est du 1, 2, 3, 4… avec parfois du collège et puis lycée, et au Japon on a ce qui s’apparente au collège, ensuite le lycée avec généralement 3 et parfois même 4 années, je m’y retrouve pas. J’admets mes lacunes et en attendant d’arriver un jour, je ne désespère pas, à les combler, l’ordre numérique américain fera très bien l’affaire, puisque l’édition suit de toute façon au niveau du panneau de la classe, ça pose pas de soucis de compréhension.

    — Pour les tangeriniers, ce n’est pas le souci de choisir la version américaine (très loin de là, j’ai d’ailleurs expliqué que je préférais fuir les « bêtes erreurs à ne pas faire » en trop s’y attachant), mais le même principe que pour « calisthenics » et les noms de plantes. Des recherches et encore des recherches, en anglais comme en français. Ça s’approche d’une mandarine, ça s’appelle « tangerine » à cause du port de « Tanger » d’où on l’exportait, c’est un croisement de mandarinier et de bigaradier, mais on parle en anglais de tangeriniers alors qu’aucun terme n’y correspond en français. J’ai donc très simplement et un peu par dépit opté pour les banales « oranges ».
    Bien qu’Hotaru dise d’abord qu’il y a des « mikan », généralement « mandarines », sur la voie ferrée, et Komari de la corriger en lui disant qu’il s’agit de « natsumikan », des « tangerines d’été », car « il y a une culture de natsumikan, là-bas ». Le conflit tangerines/mandarines et le manque d’informations m’ayant poussé à simplifier par « oranges », il est bien possible que je change ça pour « tangerines d’été » dans la version Blu-Ray.

    — Concernant la qualité d’encodage de la piste audio et vidéo :
    Benpro is da best. Deal with it.
    Le fait, par contre, que le logo de la chaîne soit présent chez nous est que nous travaillons à partir de TVrips, dont j’ai oublié le nom du format mais étant la base brute la plus pure dont on puisse disposer pour encoder un épisode. Altérer l’image dans un but aussi futile qu’effacer un petit logo dans un coin de la vidéo ne fait pas partie de notre politique de qualité que Benpro a évidemment pris soin de mettre en place et scrupuleusement respecter. Ces TVrips sont d’un côté un gage d’excellente qualité mais contiennent malheureusement aussi « les inconvénients du direct » puisqu’il arrive qu’un bip d’alerte au tremblement de terre se fasse entendre ou qu’une publicité pour les Blu-rays/DVDs défile en bas d’écran.
    Soit Asobu a altéré la vidéo pour en effacer le logo, soit ils ont rippé l’épisode depuis Horriblesubs/Crunchyroll (Horriblesubs rippant les raws de Crunchyroll), puisque ce dernier dispose des épisodes bruts, donc sans logo de chaîne télé ni d’alertes ou publicités.

    Voilà !
    Désolé encore pour cet énorme pavé de texte que tu as dû te farcir, mais que cela te montre que l’on prend autant au sérieux les remarques et questions qu’on nous faits que la qualité de nos sous-titres dans leurs moindres détails, et avec une passion que tu peux constater brûlante !
    Au plaisir de te revoir chez nous et peut-être d’avoir d’autres de tes nouvelles, on te souhaite en tout cas un bon visionnage qui, si tu décides de continuer Non Non Biyori, ne pourra se révéler qu’excellent ! ^^

 

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